FAUT IL SOUTENIR MASSIVEMENT ET FINANCIEREMENT LES ENTREPRISES ?

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Le risque majeur actuel n’est il pas de perdre ou de détruire à terme notre capacité de production ? Oui si le soutien s’avère trop limité ou trop tardif !

Comment affecter les aides ? A qui ? Combien ? Quand ? (ingérence ? soutien abusif ?)
Je dirais que le circuit « normal » d’analyse, de recommandations, de réalisation est hors-jeu au motif que la crise est un élément « inconnu » dans son apparition « soudaine » sa brutalité « étendue mondiale » sa force « la finance a impacté l’économie réelle mondiale »

A l’instar de la communication en période de crise « objet de l’un de mes précédents articles » je pense que la solution est un mix en le constat « interne » et la vision « extérieure » pragmatique, objective et impartiale des acteurs de conseils et des services de l’état.

Je livre ci après, non exhaustivement, à la fois mes réflexions et l’amorce de solutions (les outils quant à eux étant connus : audit, matrice des risques, …) je ne m’étendrai donc pas sur le choix de ceux-ci ni sur leur mise en oeuvre qui est l’objet de nos interventions et prestations intellectuelles : c’est de la gestion en période de crise avec task force + management du changement.

 

Hors le constat « rapide » ci après décrit par une formulation simple : « Baisses des ventes = baisses de production ».

Au niveau stratégique : quel modèle demain ? Quelle typologie de production ?

Au niveau tactique : l’équilibrage des chaines de production étant impacté très durement par un marché atone : quel modèle de prévision adapter ?

Au niveau opérationnel : comment gérer au mieux les Hommes ? Les stocks ?

L’équilibre financier des structures (de la TPE au groupe industriel) est difficile voire compromis. Quelle est l’étendue réelle ?

La conséquence immédiate est et sera des corrections sévères des prévisions et son cortège de compression de personnel.

Le risque à terme est la perte des savoir-faire, des compétences métiers et des hommes.

Je n’évoque qu’en partie l’aspect humain fort et définitif pour certains : des pans entiers disparaitront si …. Rien n’est fait.

Le maintien en situation de reprise de l’outil de production n’est il est vrai que peu évoqué à ce jour : est-ce une volonté d’apaisement ou un désir de conjurer le sort ? Ni l’un, ni l’autre !

De grands capitaines d’industrie, en porte parole de branches professionnelles l’ont il est vrai évoqué mais l’auditoire n’a pu ou voulu prêté grande attention à cette annonce jugée plus qu’hypothétique, devenue réalité de terrain.

Nous avons aujourd’hui une contagion « mondiale » compte tenu de la mise en place de circuits complexes et de l’équilibre instable de certains partenaires.

Prenons, en premier, le cas de l’automobile lequel stigmatise les effets de la crise et les craintes. Le risque actuel outre les pertes de revenus pour les salariés titulaires ou non c’est aussi le risque de voir disparaitre « si rien n’est fait » le collège des sous traitant de premier niveau et par effet « boule de neige » toute la pyramide des intervenants. La supply chain est impactée en son ensemble : qu’un seul sous traitant (moteur, boite mais aussi disque de freins ou boulon) disparaisse et la capacité de produire l’automobile disparait d’elle même. En cas de disparition d’un acteur quelle solution de rechange : quelle gestion des achats ? Quels contrats ?…

La période actuelle est transitoire me direz vous ? Oui il nous faut établir, au sein de chaque structure industrielle, au plus vite un schéma directeur industriel et logistique et fort de cela maintenir, soutenir les partenaires jugés indispensables dans un premier temps.

Quid de la relocalisation sur notre territoire national ou européen de nos fabrications ? Est-ce du Protectionnisme ? Oui et Non.

- Oui si l’on considère les accords passés….MAIS chaque “partenaire” ne joue t il pas sa propre partition ? Pour l’exemple la Chine admet aujourd’hui faire face à la crise : des milliers de fabricants de biens d’équipements et autres a disparu depuis qq. mois ! Connait-on réellement l’impact sur l’ensemble des partenaires (quid des transports, … des acteurs et des politiques, existent ils comme partout des risques sociaux et économiques ? vision à ne pas occulter…)

- Non si je considère que le risque de défaillance des mes partenaires « étrangers » est encore moins gérable compte tenu de l’éloignement géographique et la latence des circuits de contrôle (financiers, économiques,…) C’est aussi la sécurisation et la bonne gestion de l’entreprise « minimiser les risques et maximiser les profits » … immédiats mais aussi futurs !

 

Fort de l’introduction ci-dessus je vais évoquer qq pistes ou méthodes, bonnes pratiques permettant de dessiner un avenir plus radieux.

            -Auditer l’ensemble des « industries » jugées prioritaires en termes de création de valeur,

-Etablir avec la plus grande réactivité un plan de sauvegarde (financement, partenariat, tutelle,…),

-Soutenir l’investissement par l’état et tout autre acteur (maison mère à fille, donneurs d’ordre à fournisseur, …) ; quelques exemples :

La construction, BTP :

· De nombreux ouvrages d’art (EDF, Ponts, …) déjà amortis depuis fort longtemps doivent subir des travaux de maintenance ou d’aménagement,

· Des voies de communication (y compris ferroutage) ou autres systèmes « bimodaux » sont stratégiquement établis et planifiés pour le futur,

 

Nous devons même au prix d’endettement mobiliser les entreprises à la réalisation de ces ouvrages ainsi nous créerons une dynamique de création de valeur (le bâtiment va tout va !)

                        L’automobile et le panel de sous traitants :

· De nombreux challenges énergétiques nous attendent : fin du pétrole économiquement et écologiquement viable, nécessité de développement d’éco-moteur ou autre dénomination « durable »,

·Différenciation nécessaire de nos fabrications pour exister par l’innovation,

· Renouvellement de parc à venir et « y compris au prix de forts rabais » mieux vaut soutenir en vendant à perte maitrisée (à convenir) et soutenir l’emploi que de déposer le bilan et au final brader les stocks ! et précariser les salariés « acheteurs »

L’industrie automobile française réunit tous les avantages : une offre et une concurrence réelle, des matériels innovants, des bureaux d’études à la pointe des sciences et technologies du futur et un panel étoffé, expérimenté de sous traitants et partenaires.

L’automobile est aussi un faire valoir, une vitrine. A nous de conserver notre outil de production industriel en empruntant quelques voies :

· Consolidation(s)

· Mutualisation(s) des moyens (déjà présent par exemple moteur PSA-Fiat)

·  Ajustement(s) des besoins pour réguler la charge globale (de la prise de commande à la plateforme log de livraison)

· Formation des personnels aux nouvelles organisations et nouvelles techniques (pour être prêt à satisfaire le marché dès la reprise)

 Surtout ne pas brader notre industrie au risque de ne pouvoir demain maitriser la dérive de la balance commerciale : ces différents secteurs sont générateurs d’excédents il nous faut impérativement prendre en compte cela !

 

La santé, les acteurs en leur entier (pharmacie, laboratoires,…)

C’est un secteur pourvoyeur à la fois d’emplois (avec le défi du vieillissement de la population, les nouveaux enjeux : épizootie, pandémie, …) et de développements de recherche et de technologies innovantes ; cela va de :

§ la création des bâtiments et structures d’accueil (mais aussi pour le parc existant l’aménagement, réaménagement)

§la mise en œuvre de réseaux de diffusion de l’information, des flux de produits et de gestion et management des hommes (Patient compris)

§l’accélération et le financement des recherches et développements de matériels (de toute nature : du transport adapté à la recherche sur les équipements d’exercice de l’activité médicale)

§ Les formations des spécialités de demain (oncologie, assistance robotisée et à distance des actes chirurgicaux ou de diagnostic…)

C’est de l’INVESTISSEMENT ! La crise impose des choix ! C’est surtout une période stratégique de positionnement global.

Loin de l’image de l’hôpital, les acteurs de santé sont aussi les chercheurs découvreurs de solution brevetées vendues et rémunératrices de demain (et d’aujourd’hui)

Je terminerai par le soutien « indispensable » aux acteurs de services, commerce et autres activités connexes sans lesquels le tissu social non seulement se dégraderait mais à terme cela induirait une rupture du modèle de société (dont les conséquences ne sont à ma connaissance pas établies)

 De tous ces points ci-dessus évoqué je porte votre attention sur le fait que chacun d’entre nous est acteur, maillon de la chaine de création de valeur. Qu’il ne faut surtout pas opérer de choix stratégique, tactique ou opérationnel sans la maitrise des éléments de décisions. Il appartient donc aux entrepreneurs, aux managers, aux conseils en management des organisations et disons à tous les acteurs économiques de s’unir dans la nécessaire réflexion sur Qui? Quand? Comment? et Quoi ? Dans l’urgence ? Non mais ASAP !

 Je suis convaincu que la crise créera les conditions de sortie les plus favorables à ceux qui entreront le mieux dans la période troublée qui est celle d’aujourd’hui.

 Je formule un souhait c’est qu’ensemble nous soyons les acteurs de la réussite de notre pays, …demain.

  Je l’écrivais il y a déjà de nombreux mois (article « délocalisations – relocalisations déposé sur mon blog et soumis à l’approbation sur le site physical supply chain, http://www.physicalsupplychains.com/Delocalisation-Relocalisation-Externaliser-Internaliser-Savoir-Faire-Savoir-Faire-Faire_a1128.html)  ou ***  http://phlev.perso.sfr.fr/DelocalisationPhLEVv1.pdf) je crois que la méthode d’entrée dans la crise est directement induite par nos choix d’hier et sera une composante de notre entrée dans la reprise qui nécessairement arrivera.

*** ajout du 11/02/2011 le site PSC est fermé, je propose donc le document “tel qu’il était en 09/2007″ en PDF depuis mon site http://phlev.perso.sfr.fr/DelocalisationPhLEVv1.pdf

Nous devons mobiliser et fédérer chacun à la tache d’exister encore demain matin pour espérer tenir un rôle après demain !

 Au plaisir, à votre service et meilleurs vœux à tous. (c)2008 phlev.new.fr

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